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 bataille de fleurus 26 juin 1794

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MessageSujet: bataille de fleurus 26 juin 1794   Jeu 13 Sep - 15:39

26 juin 1794, 2ème victoire française

Deux « petites » victoires à Mouscron et à Tourcoing, ont donné faim à la France.

Elle qui veut pour survivre exporter sa révolution, voit une opportunité s’ouvrir dans le nord de la France.

Qui plus est, la France, sa convention nationale du moins, a décidé d’acquérir une frontière naturelle avec le Rhin.

La conquête de la Belgique s’impose donc et c’est l’armée Française de Sambre et Meuse, aux ordres du général Jourdan, qui en est chargée.
Mais l’armée Austro-Hollandaise, aux ordres du général Allemand de Saxe-Cobourg, veille et s’est installée tout prêt de la Sambre.
La position de Cobourg est défensive.

Il s’est déjà fait battre à deux reprises par les hommes de la révolution. Ces troupes dépenaillée, si facile à plonger dans la panique en certaines secondes, sont capables d’un entêtement admirable en d’autres instants.Cobourg tient la Sambre, mais par deux fois déjà l’armée française du général Jourdan a essayé de prendre une tête de pont sur la rive droite de la SambrePar deux fois, les français ont été repoussés et on commence à s’impatienter du côté des «politiques».
Des officiers ont déjà été arrêtés et guillotinés pour manque d’enthousiasme vis-à-vis de la cause révolutionnaire et l’on a expédié des «représentants en mission» de la Convention dans les armées.
St-Just, accompagne donc l’armée de Sambre et Meuse.Le troisième essai aura été le bon. Les troupes françaises prennent pied sur la rive gauche de la Sambre. Il s’agit que d’une tête de pont, assez semblable à ce que pourrait être un débarquement, mais la position est solide.En effet, les français ont réussi à prendre la forteresse de Charleroi et on organisé leur défense très en avant de la position, se conservant ainsi la possibilité d’un recul progressif.

L’armée aux ordres de Jourdan est répandue en croissant autour de Charleroi et s’appuie sur la Sambre par ses deux ailes
La droite de l’armée française se trouve à Lambusart, dans les bois Copiau.
La gauche est positionnée à Landelies.Le centre, que tient Morlot, s’avance au-delà de Gosselies.Un peu en arrière, et sur la gauche de Fleurus, on trouve le général LefebvreChampionnet occupe HeppigniesLe général Kléber est installé en avant du moulin de Jumet (gare TEC) et du village de Courcelles.La division de Montaigu est retranchée dans Trazegnies.

NB : La division Muller, présente sur la carte, le participa pas à la bataille, elle fut expédiée vers Maubeuge avant le début des combatsUne brigade, aux ordres du général Daurier forme la réserve de l’aile gauche et se trouve en avant de Landelies, derrière Fontaine-l’Evêque sur les hauts de LeernesLa division du général Hatry est postée en réserve à Ransart et un corps de cavalerie avancé, aux ordres du général Dubois, est éparpillé entre Ransart, Soleilmont, Wangenies et près du bois Lombu de GosseliesJourdan a installé son quartier-général en avant de Jumet, sur la chaussée entre Charleroi et Gosselies.

Les français ont remarquablement organisés leur défense. Le terrain est défendu en profondeur et repose sur des retranchements et des redoutes garnies d’artillerie.
Ce dispositif a été conçu pour répondre au type d’attaque que l'on attend de la part des autrichiens. Ainsi, plutôt que concentrer ses forces, l'armée françaises les a réparti sur le pourtour de sa "tête de pont".En ce qui concerne l'armée autrichienne, son aile gauche occupe les hauteurs de Boignée, de Tongrinnes, et du Point-du-Jour à Sombreffe.
Le centre de cette armée se trouve schématiquement le long de la chaussée romaine (chaussée Brunehaut) entre Brye et Wagnelée. La droite s’étend depuis Chapelle-lez-Herlaimont jusqu’à Anderlues.

Cette armée est divisée en cinq grand corps, l’attaque se fera simultanément sur toutes les positions françaises.

La première division, la droite de l’armée Autrichienne, se trouve sous le commandement du prince d’Orange et du général Latour.
Elle a ordre de se diviser en trois colonnes au moment de l’engagement.
Sa mission est de prendre les postes de Trazegnies, Fontaine-l’Evêque et des bois du Monceaux-sur-Sambre.
Le deuxième corps Autrichien se trouve à la droite du centre de l’armée Autrichienne.
Cette force, aux ordres du général Autrichien Quasdanovich, doit s’étendre sur la grande route de Bruxelles à Charleroi et prendre les villages de Frasnes-les-Gosselies, Mellet, Wayaux et GosseliesLe troisième corps Autrichien se trouve à la gauche du centre de l’armée. Il était commandé par le général d’artillerie comte de Kaunitz
Ce groupement est réparti en deux «lignes», la seconde formant la réserve. Ce corps à pour objectif de foncer entre Mellet et Fleurus et de s’emparer d’HeppigniesLe quatrième corps, le moins puissant, va travailler en appuyant sa droite sur la gauche du troisième corps. Le prince Charles, général Autrichien, le dirige. Son objectif est FleurusLa mission assignée au cinquième corps - marcher sur Charleroi par Boignée, Baulet et Lambusart pour ravitailler la ville - est sans objet puisque la place de Charleroi est tombée la veille, mais les autrichiens l’ignorent
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MessageSujet: Re: bataille de fleurus 26 juin 1794   Jeu 13 Sep - 15:40

Le cinquième corps est divisé en trois colonnes :
La première, à gauche, est conduite par Beaulieu, d'origine belge puisque né à Jodoigne (près de Namur).
La deuxième colonne au centre, aux ordres du général Zapf.
La troisième colonne enfin, commandée par le général Schmertzing.

Cobourg, qui commande l’ensemble de cette armée a installé son quartier-général en avant de Saint-amand, entre ce village et Saint-Fiacre.

Plusieurs petits détails vont jouer leur rôle dans les événements à venir.
Ainsi, la cavalerie autrichienne est plus nombreuse mais également mieux formée que son équivalent français, tandis que l’artillerie française se révélera « formidable » et « bien servie ».
Un autreélément va jouer un rôle durant la bataille. Pour la première fois dans l’histoire militaire un ballon captif, placé à Jumet, va observer les mouvements de l’ennemi pour le camp français. Cet encombrant allié n’aura qu’un petit rôle dans la tactique française durant cette journée, mais elle gênera considérablement les autrichiens qui auront l’impression, largement fausse, d’être incapable de bouger sans être vus.



Quoi qu’il en soit, les deux armées désirent le combat.
Le 26 juin, à la pointe du jour, elles s’avancent.
Des deux côtés les hostilités commencent par un tir d’artillerie qui se prolonge durant toute la matinée.

A l’extrémité gauche du champ de bataille, le prince d’orange, à la tête de la première colonne de la première division, s’empare du calvaire d’Anderlues, de Fontaine-l’Evêque et s’enfonce jusqu’au château de Vespe à Leernes.
Sur sa route, il y a la brigade du général Daurier, mais il a bien l’intention de la balayer de son chemin.

La tactique choisie par les français implique une très grande dispersion des troupes, elle permet une occupation maximale du terrain mais au travers d' unités plus petites.
Or, les troupes autrichiennes disposent en cette seconde de la supériorité numérique locale.

Si, dans un premier temps, le plan du Prince d'Orange semble parfaitement fonctionner, le plus dur reste à faire. Il lui faut maintenant faire sa jonction avec les deux autres colonnes de son armée à Roux.

Effrayés par le nombre, les Français sont tout prêt d’abandonner le village qu’ils défendent, mais une brigade, celle du général Montaigu, est "envoyée à leur secours". L’arrivée de ces troupes, qui mettent les chiffres en équilibre, rassure les avant-postes français qui tiennent.
C’est l’unes des autres particularités de la tactique française.
Si les unités de première ligne sont sur le point d'être submergées, les postes adjacents peuvent les soutenir. On n'est pas loin en somme de la ligne Maginot.
Incapable de prendre les postes de face, les autrichiens tentent de les attaquer de flanc sans plus de succès

Les cavaliers autrichiens ont beau charger, l’artillerie française les taille en pièce à la mitraille.

Après de lourdes pertes, dégoûté le prince d’Orange renonce à l’attaque et se retire sur Forchies.


Si la tactique française à ses avantages, elles aussi ses inconvénients, pour se porter au secours de Daurier, Montaigu a été obligé des dégarnir ses propres défenses.

A peu prêt au moment ou le prince d’Orange lançait son attaque, les deux autres colonnes du premier corps de l’armée Autrichienne, commandées par le général Latour, ont franchi la rivière Piéton pour s'avancer entre le bois de la Gloriette et la Cense de Mont-à-Gouy située entre les villages de Piéton et Gouy-lez-Piéton.
Le deux colonnes se couvrant l’une l’autre se sont avancées vers Trazegnies.
L’attaque des position françaises commence par un pilonnage intensif qui ne cesse que lorsque les troupes à pied s’avancent.
Malgré une défense acharnée, Montaigu est contraint au recul
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MessageSujet: Re: bataille de fleurus 26 juin 1794   Jeu 13 Sep - 15:40

Montaigu, sans autre ressource pour inverser le cour des événements, ordonne à sa cavalerie de charger les Autrichiens.
Elle s’élance avec rapidité. Les autrichiens, qui ne s’attendait pas à cette réaction, hésitent et arrêtent leur marche.

Ce léger moment de flottement suffit à l’infanterie française pour se ressaisir. Se regroupant, elle contre-attaque, bouscule ses adversaires et reprend la place qui lui avait été assignée dans la défense française.
L’exemple de la cavalerie Française a ranimé le courage de l’infanterie mais ce premier choc fait mesurer l’état d’esprit «fluctuant» des troupes françaises.

Comme cela était à prévoir, le succès français, dont Montaigu se félicitait déjà déjà, n'est que momentané.

Témoin du désordre provoqué par la cavalerie française dans ses rangs, le général Latour a appelé sa réserve à son secours et repris son attaque.
Le choc de ces nouvelles troupes est si puissant que la cavalerie Française de Montaigu recule à son tour.
Poursuivie sans lui laisser le temps de se reprendre, elle est rejetée sur l’infanterie où elle répand un vent de panique.

Avec peine, Montaigu réussit à empêcher sa division de se débander tout entière.
Puis il parvient à contenir les Autrichiens et à se retirer en bon ordre.


Il ne s’agit pas ici d’une défaite au sens propre du terme. Jourdan, en bon stratège avait prévu cette éventualité. Il convient simplement de réduire la longueur du front à défendre.
Conformément à ses ordres Montaigu replie donc une partie de ses troupe sur Marchienne-au-Pont, l'autre venant soutenir Daurier comme nous l'avons vu plus haut.

Pour éviter d’être tourné, il a pris soin de faire envoyer des troupes pour préparer son arrivée à ses nouveaux emplacements.

Ces dernières ont pour mission de replier les pontons que les français avaient mis en en place pour le passage de la Sambre et d’établir des batteries d’artillerie sur la rive droite de la Sambre pour entraver toute tentative de passage.

Mais cela ne suffira sans doute pas. Le général Kléber, dont la division est placée en réserve de cette aile du champ de bataille mais est le plus éloigné de Daurier, doit intervenir.
Un détachement de cavalerie et d’artillerie sont envoyés de toute urgence.

Ce renfort Français arrive trop tard. La percée de Latour est déjà trop importante et le détachement de Kléber ne peut que constater le recul.

Le succès de Latour sur la gauche, avait été prévu et anticipé par Jourdan.
Sachant l’aile droite de l’armée autrichienne très écartée du centre et de la gauche, il a compris que cette aile de son adversaire ne devrait compter que sur ses seules forces. Jourdan a donc choisi d’affaiblir la gauche de l’armée Française pour renforcer la droite et le centre de son armée.

Le calcul est loin d’être mauvais. Bien que l’avantage du nombre soit du côté autrichien, ce dernier a engagé dans cette zone une partie de son armée contre une seule division Française.

Dans sa poursuite des éléments de la division Montaigu, Latour s’est certes emparé des bois de Monceaux. Puis il a fait canonner Marchienne-au-Pont où s’est retranchée la division Française en retraite.
Mais son avance est arrêtée.
Qui plus est, la position autrichienne est loin d’être confortable.
Le prince d’Orange, bloqué par Daurier n’a pu déboucher à Rus et piétine autour de Fontaine l’Evêque. Il ne peut donc être d'aucune aide à Latour qui s’est enfoncé dans les défenses françaises mais est trop faible pour forcer le passage sur la rivière Piéton.
Malgré cela, Latour pense pouvoir conserver son avantage le temps que la situation de sa droite ne se débloque.

C’est compter sans l'intervention de Kléber.
Même s'il est arrivé trop tard pour repousser les autrichiens sur leur bases de départ, sur les ordres de Jourdan , Kléber s’est emparé des hauteurs de Piéton et y a fait placer des batteries d’artillerie pour appuyer la résistance des troupes Française dans Marchienne.
Ces pièces foudroyent les troupes Autrichiennes de Latour.
Pour compléter son dispositif, Kléber ordonne, au chef de brigade Bernadotte, de prendre Baymont (entre Jumet et Dampremy) avec quelques bataillons Français et de s’y installer.
Cette double action a le succès que Kléber en attendait.

Le feu des batteries française, auquel tentent vainement de répondre les batteries Autrichienne, est si efficasse qu'il désorganise les troupes de Latour.

Constatant ce soudain fléchissement, Kléber ordonne alors un dernier effort.
Bernadotte, se glissant à travers les positions de la division Montaigu, attaque la droite de Latour, la repousse et la poursuit dans les bois de Monceaux.

Kléber, lui-même, attaque la gauche de Latour et la fait tourner par la brigade de Duhesme qui file en direction de Courcelles.

Privé de l’appui du prince d’Orange, Latour qui s’est engagé trop loin du centre de l’armée Autrichienne, menacé d’être encerclé par les forces que Kléber a rassemblé contre lui, juge sa résistance inutile et bat en retraite.

Il est alors quatre heures du soir et les troupes autrichiennes se retirent par les hauteurs de Forchies, puis sur le camp de Haine-Saint-Paul et Chapelle-lez-Herlaimont
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MessageSujet: Re: bataille de fleurus 26 juin 1794   Jeu 13 Sep - 15:41

Durant toute la durée de ces combats, le centre de l’armée autrichienne n’est pas resté inactif.
Le second corps du général Cobourg formant le centre de l’armée Autrichienne et placé sous le commandement du général Quasdanowich a manœuvré sur la route de Bruxelles et s’être emparé de Frasnes-lez-Gosselies.

Arrivées à ce point, les troupes de Quasdanowich se sont placées en bataille en avant de la cense du Grand-Champ.

Quasdanowich a pour mission de foncer plein sud sur la forteresse de Charleroi en balayant toute opposition au passage.
Mais entre lui et son but se trouve la division du général Morlot.
Ce dernier, attentif au mouvement de l’ennemi, a fait avancer des troupes pour s’y opposer.

Celles-ci ont reçu l’ordre de marcher par les postes de Thiméon et de Mellet pour prendre l’ennemi de flanc. Pendant ce temps, Morlot lui-même attaquera Quasdanowich de front.

Mais les troupes Française ne sont pas assez rapides.
Quadanowich, lançant une attaque rapide sur sa droite, repousse les troupes française hors de la cense de Brunchaud, s’y installe, sur les hauteurs, et canonne à toutes volées la division française qui se trouve postée en avant de Gosselies.

La réponse de l’artillerie française, retranchée dans les redoutes qu’elle avait préparé, est immédiate et si efficace que Quadanowich hésite à faire avancer sa troupe et prolonge le barrage d’artillerie.
Les deux partis restent donc ainsi à se foudroyer jusqu’au soir.

Sur la gauche de Quadanowich, la situation est toute autre.
S’attendant à une puissante poussée sur ses positions, le général Championnet a placé six escadrons de cavalerie en avant de ses lignes près de la Cense de Chassart.
Dès les premiers instants, ces troupes sont obligées de se retirer vers le gros des troupes françaises retranchées entre Saint-Fiacre, Heppignies et Wangenies poursuivies par les troupes de Kaunitz.


Arrivé à hauteur de Saint-Fiacre, le prince de Kaunitz fait ranger en bataille le troisième corps autrichien.
Malgré la pluie de mitraille qui s’abat sur eux, Kaunitz semble décidé au combat.
Comprenant qu’il va être attaqué, Championnet réagit rapidement.
Il envoye huit escadrons Français pour tourner l’ennemi du côté de Wangenies.

Cette manoeuvre réussit tellement bien que, menacé d’être enveloppé, Kaunitz fait battre en retraite et n’ose pas se porter à l’attaque des retranchements Français.
Il se contente de répondre, artillerie pour artillerie, aux continuelles canonnades des Français.
Kaunitz semble attendre l’issue des attaques des autres corps autrichiens pour se décider.

Echec à droite, immobilité au centre, le sort de la bataille va donc dépendre des succès de la gauche autrichienne, aux ordres de Beaulieu.
Or Kaunitz est informé que le général Beaulieu, aux prises avec la droite de l’armée Française, poursuit de violents combats dans son secteur et se flatte de remporter un avantage décisif.

Beaulieu, qui commande le cinquième corps de l’armée Autrichienne, est parti des environs de la ferme du Fayt près de Wanfercée.
Ses tirailleurs ont immédiatement engagé le combat avec ceux du général Marceau postés dans et autour des villages de Wanfercée, de Velaine et de Baulet.
Un instant bloqués, les tirailleurs autrichiens prennent rapidement l’ascendant et s’emparent des postes de Baulet, de Velaine et du bois de même nom.

Le combat est opiniâtre mais même si les deux camps refusent de céder à l’autre, les troupes françaises sont obligées de se retirer dans les bois Copiau, à l’abri des retranchements préparés. Pour les autrichiens, la surprise est mauvaise.
Pensant avoir déjà accompli une partie de la tâche, ils réalisent soudain qu’il ne s’agissait que de les retarder.
Une nouvelle fois, les Français réussissent à arrêter un long moment les autrichiens en avant de leurs retranchements.

Une colonne autrichienne trouve la solution. Celle-ci a pénétré par la pointe du bois, conduisant à la Cense de la Maison Rouge et les Français sont sur le point d’être pris au piège. La position, trop faible pour résister seule, doit être évacuée.

La fuite est de courte durée puisque l’infanterie Française se regroupe dans Lambusart, tandis que la cavalerie Française se rallie en avant du village pour couvrir l’installation des troupes.
Alors que les rangs de la cavalerie Française ne sont pas encore formés, celle-ci est chargée par la cavalerie Autrichienne.
L’infanterie française, toujours en pleine installation, voit avec désespoir sa cavalerie repoussée en arrière du village.
Heureusement, une batterie d’artillerie a couvert ce recul évitant qu’il ne se transforme en débandade.
L’espoir est de courte durée, une seconde charge de quatre escadrons autrichiens repousse une nouvelle fois la cavalerie française qui trouve cette fois refuge au milieu de l’infanterie française.

Marceau qui se flattait que sa cavalerie tiendrait davantage dans cette dernière position est sur le point de perdre la partie.
Le découragement s’est emparé de cette dernière. Chargée de nouveau par quatre escadrons postés non loin de Lambusart, la cavalerie française se laisse culbuter sur l’infanterie Française.
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MessageSujet: Re: bataille de fleurus 26 juin 1794   Jeu 13 Sep - 15:42

La situation est sur le point de dégénérer et Marceau est obligé de venir lui-même ranimer le courage de ses troupes.

A sa voix, les Français se ressaisissent. L’infanterie, formées en carrés, supporte le choc permettant aux cavaliers français de reformer leurs lignes. Tandis que l’artillerie, placée dans Lambusart, pilonne les escadrons qui s’approchent.



L’attaque autrichienne hésite, puis s’arrête.

Puisque l’attaque frontale n’atteint pas les résultats escomptés; comme quelques temps plus tôt dans le bois Copiau, les troupes autrichiennes vont tenter de tourner une fois de plus les défenses françaises.

Cette réorganisation du front demande du temps et le combat s’arrête une temps.

Jourdan conscient de la manœuvre que prépare Baulieu se prépare lui-aussi en conséquence.

Hatry, dont la réserve d’infanterie se tenait sur Ransart, reçoit l’ordre d’unir ses forces à celles du général Lefebvre pour soutenir Marceau.


Pour renforcer son dispositif, Jourdan ordonne également au général Dubois et à sa cavalerie de réserve de se porter entre Wangnies et d’Heppignies.

Pour Jourdan, il semble clair en cette seconde que le sort de la bataille se jouera dans cette zone.
Les troupes sont encore en mouvement lorsque Beaulieu qui a appelé à lui des renforts relance son attaque sur Lambusart.

Un temps, l’infanterie française résiste mais la cavalerie, chargée par plusieurs escadrons, ne se montre pas à la hauteur de la tâche et s'éparpille.

A la vue de la fuite subite de la cavalerie, les fantassins s’imaginent que tout est perdu et fuient à leur tour en désordre vers le Pont-de-Loup, afin d’y repasser la Sambre.

In extremis, Marceau a cependant, réussi à retenir quelques bataillons.
Réunis, sous son commandement, à six autres bataillons que viennent de lui envoyer Lefebvre et Hatry, Marceau poste ce petit corps dans les haies et dans les jardins de Lambusart.
Soutenu par le feu de l’artillerie Française, Marceau réussit à contenir les Autrichiens à les empêcher de déboucher du village de Lambusart.

Toutefois, quelques escadrons autrichiens, que Beaulieu s’était hâté de faire filer le long de la Sambre, se présentent devant Charleroi pour y découvrir que la place forte est aux mains des Français.


Accueillies à coup de canons, ces troupes n’ont d’autres solutions que de s’en retourner porter la nouvelle.

Tandis que Beaulieu réussit à rejeter Marceau de sa position de Lambusart, le général Lefebvre défend avec succès celle qu’il occupe en arrière de Fleurus.

Ce dernier corps, attaqué par le quatrième corps de l’armée autrichienne placé sous le commandement de l’archiduc Charles, défend une ligne qui va de Fleurus à Heppignies en passant par Wangenies.
D’abord obligé de faire replier ses avant-postes du village de Fleurus, Lefebvre concentre ses forces entre Heppignies et Wangenies.

Vainement, les Autrichiens essayent de forcer de front les retranchements français.
La manœuvre ayant échoué, a deux reprises, le prince Charles tente de déborder les retranchements français par la droite. Nouvel échec !
Les Français, bien préparés, bien retranchés, ne se laisseront surprendre par aucune manœuvre.

Il va falloir les affronter de face et emporter leurs défenses de haute lutte.

Trois fois les Autrichienne arrivent jusqu’à portée de pistolet de la ligne française, trois fois ils sont repoussées par la mitraille et la mousqueterie française.


Pour ajouter à la confusion qui règne déjà dans leurs rangs, chaque fois que les troupes autrichiennes tournent le dos pour reformer leurs rangs, elles sont aussitôt chargées par les régiments de cavalerie que Lefebvre fait déboucher du camp par des passages aménagés avant le combat.

Découragé par le peu de succès de ses attaques, menacé d’être battu et poursuivi, le prince Charles à court de ressources fait un mouvement sur sa droite pour se réunir au prince de Kaunitz.

Mais alors que Lefebvre se prépare à tirer parti de cet avantage et s’apprête à sortir de ses retranchements pour poursuivre l’ennemi en retraite, la nouvelle de l’échec de Marceau parvient jusqu’à lui en même temps que les ordres de Jourdan de se porter au secours des troupes de Lambusart.

L’instant est critique, le succès de la journée dépend maintenant presqu’entièrement de l’attaque sur Lambusart.
La retraite de Marceau met le flanc droit de l’armée française à découvert.
Si le prince Charles, au lieu de se retirer, profite de cette occasion pour reprendre l’initiative, il est probable que Lefebvre sera dans l’incapacité de résister.
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MessageSujet: Re: bataille de fleurus 26 juin 1794   Jeu 13 Sep - 15:43

Lefebvre mesure à sa juste mesure le danger qui le menace. C’est sur deux fronts maintenant qu’il doit contenir les attaques autrichiennes.
La première priorité étant de récupérer le terrain perdu sur Lambusart, Lefebvre y fait expédier des tirailleurs.
De même, il fait établir une batterie de douze pièces d’artillerie sur les hauteurs du village.
L’espoir est que l’arrivée de ces renforts va permettre à Marceau, toujours retranché dans les haies du village avec quelques unités, de résister à l’assaut.

Si en cette seconde, Cobourg avait eût l’idée de rassembler toutes ses forces et de tomber sur les Français, il aurait décidé du sort de la journée.
Bien des années plus tard Jourdan lui-même reconnaîtra qu’en cette seconde la victoire aurait pu lui échapper.
Mais Cobourg reste fidèle à son système d’origine.

Beaulieu lui-même est conscient de l’importance du rôle qu’il joue dans la bataille en cours. Il sait parfaitement que réussir à disperser les troupes qui occupent Lambusart obligerait l’ensemble des troupes des troupes françaises à la retraite.
Avec opiniâtreté, il tente donc de forcer les retranchements de Lambusart.

Arrêté dans ce mouvement par les bataillons et l’artillerie de Marceau, Beaulieu appelle à son aide la colonne du général Scmerzing et une partie des troupes commandées par le général Zapf.

Pour dissimuler aussi longtemps que possible leur avance, les troupes de Schmerzing et de Zapf profitent, autant que possible des replis du terrain.
Elles ont pour espoir de surgir au dernier instant et de prendre à revers les retranchements français.
Mais à ce moment, les détachements envoyés par Lefebvre pour soutenir Marceau font leur apparition et croisent leur route.

Immédiatement, les colonnes autrichiennes arrêtent leur marche et presque aussitôt un terrible feu de mitraille, provenant des retranchements français, s’abat sur elles. Tout espoir de surprise est ruiné. Les colonnes, fortement malmenées et subissant de lourdes pertes, se retirent en hâte.
Une nouvelle fois, la victoire échappe à Beaulieu.

Mais il ne se décourage pas pour autant.
Dans le but de distraire une partie des troupes françaises de sa zone de combat, Beaulieu a sollicité le prince de Kaunitz et l’archiduc Charles afin qu’il attaquent vigoureusement les Français sur d’autres points.

Pendant ce temps, Beaulieu, décidé à tout tenter pour réussir, réunit toutes ses divisions pour les réorienter vers les retranchements de Lefevbre.

Beaulieu est à nouveau à deux doigts de réussir à prendre le camp de Lefevbre par le flanc.

Mais, malgré la rapidité d’action de Beaulieu et bien qu’il ait essayé de dissimuler celui-ci dans les replis du terrain, Jourdan, attentif, a anticipé le mouvement.
La plus grande partie de la division de Hatry a été expédiée au secours de celle de Lefebvre et des unités de Marceau avec comme objectif final de rejeter les Autrichiens de Lambusart.

Beaulieu de son côté est tellement convaincu de tenir maintenant la victoire à sa portée qu’il a déjà envoyé des unités pour prendre le contrôle des passages de la Sambre afin d’empêcher les vaincus de traverser cette rivière.

Mais les choses ne se déroulent pas aussi bien que prévu.
Les troupes autrichiennes qui débouchent du village sont taillées en pièce par le feu roulant de l’artillerie et des mousquets français.
En outre, les Autrichiens sont en permanence harcelés par les troupes légères française cachées dans les jardins et dans les haies.

Renforcé par les détachements d’Hatry, Lefebvre décide la contre-offensive.



Les soldats Français se jettent avec furie sur les autrichiens, les culbutent et les chassent de Lambusart. Mais les Autrichiens se rallient en arrière du village et reviennent à la charge.

Pendant ce temps, les princes Charles et de Kaunitz, sollicités par Beaulieu, sont repassés à l’action après leur premier échec.

Prévenus du succès promis par le général Beaulieu, les deux généraux ont choisi de s’attaquer à la division de Championnet dans Heppignies.

La position semble, pour le moins, difficile à emporter
Les troupes françaises se trouvent à l’abri derrière de forts retranchements.
Ces derniers sont en outre appuyés à une redoute armée de 18 pièces d’artillerie lourde, le tout soutenu par la réserve de cavalerie française et quatre compagnies d’artillerie légère.


Comme cela était prévisible, les troupes françaises résistent à toutes les attaques des colonnes Autrichiennes de Kaunitz et du prince Charles.

Alors que tout sourit aux troupes françaises, une rumeur sans fondement se répand dans la troupe et les officiers.
Selon celle-ci, Lefebvre, battu, aurait été forcé d’abandonner sa position.
Craignant d’être pris entre deux feux, Championnet ordonne la retraite.

La grande redoute, et ses lourdes pièces, est désarmée en premier et la tête de la colonne de Championnet commence à déboucher du village quand Jourdan arrive accompagné de six bataillons et deux régiments de cavalerie du général Kléber.

Surpris autant qu’effrayé d’une manœuvre dont il comprenait pas le sens, Jourdan a préféré venir lui-même s’assurer des causes de ce mouvement imprévu.
Il sait qu’heppignies évacué, il ne faudra plus que peu de temps avant que le front tout entier ne se rompe.
Un instant le général hésite. Dans l’état de nervosité de ses troupes, alors que l’évacuation est déjà largement entamée, un contrordre peut se révéler aussi grave de conséquences que la retraite.
Ce n’est que lorsqu’il est informé par Championnet lui-même de la cause de ce départ que Jourdan prend son parti.
Il sait avec certitude que la division Lefebvre tient toujours et ordonne à Championnet de faire revenir l’artillerie dans l’enceinte de la grande redoute et de reprendre au pas de charge la position abandonnée par les troupes.
Pour parer au plus pressé et laisser le temps à Championnet de se réinstaller, Jourdan lui-même se place à la droite d’Heppignies à la tête des six bataillons, disposés en colonnes serrées, qu’il a amené avec lui.

Les événements vont alors s’enchaîner de manière rapide.
Pendant que Beaulieu, qui a regroupé ses troupes en arrière de Lambusart, opère sa jonction avec les troupes de Kaunitz et de l’archiduc Charles.
Ces derniers, qui se sont aperçus du mouvement de Championnet, se sont emparés des haies et des jardins d’Heppignies.



Ainsi, au moment même ou Beaulieu lance sa manœuvre contre le village de Lambusart, les trois colonnes Kaunitz et de l’archiduc Charles s’avancent majestueusement en bataille sur deux lignes dans la plaine allant d’Heppignies à Wangenies.
Pour soutenir l’attaque, les autrichiens ont décidés d’approcher autant que possible leur artillerie. Les pièces, masquée par ces dernières, accompagnent les colonnes autrichiennes.
Le combat qui va se livrer sera décisif.
Jourdan a donné ordre aux soldats Français de ne faire feu que lorsque les Autrichiens seront parvenu à demi-portée de canon.

A l’instant dit, l’enfer se met à dégorger ses flammes dans nos plaines.

Le feu de la grande redoute et celui de quatre compagnie d’artillerie légère jettent la mort et la confusion dans les rangs Autrichien.
Deux fois, les troupes de Kaunitz et de Charles reviennent à la charge, deux fois elles sont repoussées avec d’immenses pertes.


La dernière attaque Autrichienne est la plus terrible. Irrités par les obstacles, rendus furieux par la résistance de leurs adversaires, les Autrichiens « bravent le danger avec une impassibilité que ne surpasse point la bouillante valeur des Français ».

Les artilleries tirent de part et d’autre avec tant de vivacité qu’il est impossible de distinguer les coups. Les obus enflamment les blés, des maisons brûlent, des caissons d’artillerie touchés explosent en provocant un bruit assourdissant.
Le camp français est enveloppé d’un nuage de flammes et de fumée.
On se bat dans une plaine en feu.
Le spectacle est apocalyptique et terrifie les hommes.
La peur commence à envahir les rangs français.
Certains commencent à exiger la retraite.

La réponse de Jourdan qui sait pertinemment ce que signifierait pour lui la défaite est claire.



« Non, point de retraite aujourd’hui ! Nous retirer quand nous pouvons combattre! Non, non, point de retraite ! La victoire ou la mort»

Ces mots célèbres, dont on peut malgré tout douter qu’ils aient été prononcés tels quels, galvanisent les troupes.
Dans un dernier effort, les soldats Français se précipitent sur les Autrichiens et les mettent en déroute.
La légende veut que dans les rangs, les paroles « La victoire ou la mort » constituèrent le cri de la victoire.

Battus, le prince de Kaunitz et l’archiduc Charles fuient le champ de bataille poursuivis mollement par le général Dubois.

Kaunitz et l’archiduc défaits, un sort semblable attend Beaulieu.
Si au premier choc, ses troupes ont repoussé celles de Lefebvre et réussi à reprendre le village de Lambusart.
La contre-offensive de Lefebvre, menée à la baïonnette, les en a chassé à nouveau.
Malgré une résistance farouche, Beaulieu, lui-même touché à la jambe par un boulet français, doit évacuer le village.

Il était six heures du soir, la déroute autrichienne est générale, il est temps pour le prince de Cobourg d’ordonner la retraite.

Pour éviter que la défaite ne se transforme en désastre, le prince de Kaunitz est chargé de protéger la fuite. Il s’acquittera de cette tâche bien mieux que de son autre mission, la poursuite par la cavalerie française s’arrêtera à Saint-Fiacre où les hussards autrichiens et plusieurs carrés d’infanterie se sont installés.

Suite à la bataille, l’armée autrichienne se dispersa. Une partie se retira sur Nivelles et sur Roeulx. Le gros de l’armée se dirigea sur Mont-Saint-Jean à l’entrée de la forêt de Soignes. Pour finir, la gauche de l’armée se retira vers Genappe et Gembloux.

En guise de conclusion

De toutes les "batailles de Fleurus", celle-ci est incontestablement celle portant le plus mal son nom tant les combats dépassèrent largement les bornes strictes de notre entité.
Toutefois, c'est bien chez nous que se joua l'acte le plus décisif de ce combat et c'est à ce titre, sans doute, que le nom de Fleurus apparait sur l'Arc de Triomphe de Paris.


Un dernier point mérite notre attention.

Comme nous avons pu le constater dans ce texte les combats du 26 juin 1794 furent d'une extrême violence. Toutefois le Général Jourdan n'admet la perte que de 6000 hommes alors que les Autrichiens avouèrent une perte de 10 000 hommes dont 3 000 prisonniers.
Les chiffres avancés du côté français semble étonnament faible.
Jourdan et les politiques du temps auraient-ils dissimulé au peuple le véritable coût humain de cette journée ?

Ce document n'est qu'une interprétation de l'histoire de cette bataille réalisée en fonction des documents en notre possession. Nous serions heureux d'accueillir sur nos pages, tout les éléments susceptibles d'éclairer notre compréhension de l'histoire de cette bataille.
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MessageSujet: Re: bataille de fleurus 26 juin 1794   Jeu 13 Sep - 16:10

En fait, une minute de silence. silent
................58, 59, 60.
Merci.
C'est à cette bataille que La Tribune est mort.
Ce qui explique l'arret de l'évolution uniformologique du personnage.
RIP.

Bon on se le boit ce coup à la santé du défunt ????
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MessageSujet: Re: bataille de fleurus 26 juin 1794   Jeu 13 Sep - 16:14

oui si c est toi qui paye lol
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MessageSujet: Re: bataille de fleurus 26 juin 1794   Jeu 13 Sep - 16:22

pour le coup à boire on se vois ce week end ... ! je met mon pantalon

rayé ...! cheers victoire ..!!! lol!
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MessageSujet: Re: bataille de fleurus 26 juin 1794   

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bataille de fleurus 26 juin 1794
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